Les phéromones de Blake et Mortimer

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Dans cette première chronique, Georgie de Saint-Maur entreprend de déconstruire le mythe « Blake et Mortimer ». Il aborde bien des points sensibles laissés traditionnellement de côté par la critique paresseuse et obtuse, et nous fait part de quelques-unes des prises de position hardies qui ont fait sa renommée.
L’espace « Commentaires » en bas de page est ouvert à tous ceux qui souhaiteraient échanger avec lui à ce propos — y compris aux plus téméraires qui auraient dans l’idée de le contredire.

 


 

Avec les illustrations de Francis Carin, François Rivière, René Sterne, Chantal de Spiegeleer, André Taymans, Yann, Alain de Kuyssche, Flobo (voir ci-dessus), Roxane Volberg, Aurélie Henrard et Tomasz K.
 

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patou 08/02/2015 18:39

je n'ose pas commenter ... j'ai peur de me faire mordre ... mais Monsieur Georgie j'ai beaucoup paimé ( j'indique la liaison au cas où vous ne la feriez pas, ce qui est assez moche quand on parle, encore que vous ne parlez pas puisque vous lisez) enfin voilà, j'espère que vous allez bien.

Georgie de Saint-Maur 08/02/2015 21:35

Je vais bien Patou, merci.
Et surtout, merci d'avoir lu...

Francis Carin 27/01/2015 16:29

Bonjour Georgie,
Dès réception des phérormones (je dis bien phérormones) je me suis vu trans-porté 30 ans plus tôt où avec FR -je vais ici citer des noms propres sur eux avec uniquement leurs initiales qui pourront aisément être déchiffrées par les initiés-. Tiens, ça me rappelle notre histoire dans laquelle FR et FC (moi-même) avons mis en scène notre Maître à tous, EPJ. Il avait été initié par S (je ne connais pas son prénom mais je sais qu'il est professeur) à devenir un grand auteur de bande dessinée. L'histoire initiale avait été publiée dans le journal T et l'hebdomadaire présenté avec la couverture que vous avez sous les yeux intitulée le Théâtre du Mystère avait été présenté dans un pub anglais de Bruxelles où se pressaient (dans le sens sardines) tout le gratin bruxellois de la Bd belgo-belge. Je me souviens que AB ancien secrétaire de GR dit H m'avait félicité pour mon travail et sans flagornerie, on m'a dit que le T en question s'était vendu comme des petits pains (bénis pour les éditions du L)... car le lecteur lambda (il n'est pas brésilien, rassurez-vous) croyait (il aurait pu être brésilien) que c'était une nouvelle aventure de B&M qui commençait. Pas peu fier le FC! Ici, nous ne mettions pas en scène FB et PM mais bien JL qui a servi à EPJ de modèle ainsi que JVM qui incarnait PM. En plus EPJ était mis en scène dans sa propre vie à Bruxelles. Nous avons eu 1 mois à peine pour réaliser les 14 pages de cette aventure tintinesque et je me souviens que nous nous sommes vu FR (et FC) dans un café donnant sur la Grand'Place de Bruxelles-la-Belle, FR pour travailler sur le scénario et FC pour le découpage avant réalisation définitive. C'est la coloriste-illustratrice-cartooniste CB qui a réalisé les couleurs, vite, un peu trop vite, car elle n'a pas eu beaucoup de temps pour finaliser et bien réfléchir au tout. Chez T, pas rue du Labrador mais avenue PHS. Le rédac-chef chez T, JLV à l'époque, nous avait commandé cette histoire pour un n° spécial EPJ. Le résultat était semble-t'il comme je l'ai dit plus haut, assez lavable (on aurait pu être sur une pente savonneuse) et je pensais qu'un jour j'aurais eu ma chance pour faire des essais si un nouveau B&M devait naître,paraître et être après les 3 Formules du professeur S de BDM. Endfin, cela ne s'est pas fait. Ça m'a attristé un moment qui est très vite passé quand j'ai vu la nouveauté de JVH et TB.. TB, 10/10, me suis-je dit! Je n'aurais sûrement pas fait mieux! Mais, je parle, je parle de moi-même et pas de ta critique qui secoue un peu le prunier des certitudes blaqueetmortimeresques. J'ai bien aimé ta perspicacité et ton acuité au sujet de PM qui un peu comme HP d'AC est un épicurien bon vivant. >Par contre ton analyse du succès est un peu succint, par manque d'espace me semble-t'il si je ne me trompe. Du temps d'EPJ, il vendait à peine un 10ème d'albums par rapport à ceux de YS, AJ, JVH, RS, CDS et AA... mais cela n'empêche pas que les adolescents du baby-boom qui font maintenant partie du papy-boom (bientôt du morty-boom) on été bercés-surtout ceux du baby-boom-, quoi que- tout au long de leur petite vie de lecteur, de lecture assez hardue en ce qui concerne nos amis B&M. Pour en terminer, je me suis bien amusé en lisant ces quelques lignes sous la lumière blafarde de mon abat-jour. Ah! les ampoules neuves ne sont plus ce qu'elles ont été (surtout l'hiver) On en redemande! Bravo encore pour cette analyse spycha, psikana, pyschana enfin, tu vois ce que je veux dire... Tous mes collègues penseront-ils la même chose?... Je l'espère!
En ce qui concerne DG, je ne le connais (hélàs pas) je le compare un peu au grand A de Pilote des années 70. Il y a aussi le fils de W, EM qui vit en Espagne et qui a dessiné le nouveau Choc chez D avec comme scénariste un liégeois du nom de SC.
Allez, bonne nuit, cher GDSM, ou plutôt bonjour à c't heure-ci,
Avec mes belles amitiés,
Francis

Georgie de Saint-Maur 31/01/2015 05:45

Merci Jérôme. Les illustrateurs nous ont gâtés.
Sommets & abîmes se profilent à l'horizon. Ce sera un beau numéro...

Jérôme Pitriol 31/01/2015 01:32

Je m'aperçois - horreur ! - que j'ai oublié dans mon précédent commentaire de féliciter les illustrateurs pour leur travail, et en particulier notre éditeur, si impliqué dans le sien qu'il va jusqu'à s'infliger le tracé de douloureux graphiques tout en pics, pour rappeler de subliminale façon aux collaborateurs de l'Ampoule les plus étourdis qu'ils peuvent encore lui envoyer un petit quelque chose pour le numéro "sommets & abîmes".

Le Professeur de Hasque 29/01/2015 14:18

Oh, ce n’était pas difficile de prophétiser votre carrière mon petit ami,. et il n’est plus question ici d’agoraphobie ou de claustrophobie. Chacun d’entre nous se souvient que lors de vos essais avec votre fameuse « Onde Méga », vous n’aviez réussi qu’à faire tomber le portemanteau. A présent qui se cache derrière Olrik ? Mais Van Melkebeke, bien entendu, Jacques Van Melkebeke, ce grand patriote, trop tôt disparu.

Georgie de Saint-Maur 28/01/2015 15:58

Tiens, tiens, comme on se retrouve Professeur de Hasque… Toujours aussi donneur de leçons ? En tout cas, toujours aussi hargneux à ce que je vois. A l’époque, vous confondiez déjà « claustro » avec « agora », je vois qu’il en est de même avec les personnages de notre cher Jacobs. Alors je vous en prie, rectifiez donc puisque vous en savez plus que tout le monde, dans tous les domaines… Qui a inspiré Jacobs pour Olrik ? Mmmh ?

Le Professeur de Hasque 27/01/2015 14:44

Quand on se mêle de faire une rubrique, on vérifie ses sources. Jacques Laudy a servi de modèle au personnage de Blake et pas à celui d’Olrik. Comme je vois, vous retombez dans vos erreurs stupides, celles qui vous ont rendu célèbre au sein de la Faculté, lorsque vous prétendiez déceler chez Robinson Crusoë des signes d’agoraphobie. Vous êtes un pédant, un ignare et je ne vous salue plus.
Puisse votre rubrique, vous et votre famille, griller en enfer.

Edouard.k.Dive 26/01/2015 10:41

Clap clap clap.
LEGO...bien sûr. Since 1932. Another brick in the world. On se comprend..
On attend la suite avec impatience en tout cas. Qui ça "on". A vous de voir.

Georgie de Saint-Maur 26/01/2015 12:42

Cher Edouard,
Bien sûr que nous nous comprenons, comme le service est ciompris dans le prix… Merci pour votre commentaire où les jeux de lego boursouflés m’empêchent d’enfiler des chaussettes.
Ah oui, et pour tous ceux qui, comme ma fille, ne lisent QUE les commentaires, un peu de publicité pour vous avec Ma vie à N. D. Lay et un peu de publicité pour moi avec Bonne Année dans la énième dimension …
Bravo enfin pour nous avoir remémoré les accords d’Ottawa de 1932.

Bertrand du Chambon 24/01/2015 07:23

" Abat-jour ou rabat-joie ?."
Non, non, mon cher Georgie,
je n'irai pas lire ceci : je suis trop jaloux.
Et puis c'est moi qui connais le mieux Blake & Mortimer, voilà.
Ne fus-je pas le frère du célèbre Nasir ?
Bien cordialement

Georgie de Saint-Maur 28/01/2015 16:08

Cher Bertrand,
C’est un vrai bonheur de lire votre commentaire, chapeau !
Et même très « chapeau » puisqu’on atteint au « pilos » des frères Castorama. A la « coquille » (quelle honte pour moi) de Caliméro…
Bien vu aussi pour « carré d’as », mais avouons que ce n’était pas, d’Hergé, la meilleure de son répertoire.
Bien vu enfin pour « Cross & Blackxwell », même si c’était plus belgo-belge que le professeur Miloch.
Je vous ai bien félicité pour vos articles (et pour tous vos écrits en général), et je vous propose de livrer ici quelques liens aux lecteurs.
En tout cas, je n’aurai qu’un mot, un seul : merci et bravo !
Bien à vous,
Georgie

Bertrand du Chambon 26/01/2015 18:21

Outré, je suis outré. Le seul commentaire que je consentirai à faire ici, est que Crosse & Blackwell est en fait une marque de chapeaux, citée par Carreidas in Vol 714 pour Sidney, contrairement à ce qu'affirme http://en.wikipedia.org/wiki/Crosse_%26_Blackwell . Le lien avec les chapeaux portés par M. Georgie de Saint-Maur paraît alors évident : psychanalyste confirmé, il n'ignore pas que ce souvenir de la coiffe fœtale qu'est le galurin peut offrir une chance insolente à la naissance, d'où l'utilisation par Hergé d'un "Carré d'As", en référence au fait d'être " né coiffé ".

Georgie de Saint-Maur 26/01/2015 10:25

Cher Jérôme,
tout d’abord permettez-moi de vous féliciter, comme ça, sans raison… Ah non, pardon, je voulais dire : permettez-moi de vous féliciter pour avoir lu cette chronique.
Vous êtes courageux et lucide. Entreprenant et modeste. Je vois que vous allez adorer mon article sur Johan et Pirlouit et qu’un jour vous aurez une nouvelle voiture…
Les années cinquante font partie des trente glorieuses, elles rassurent, cajolent, expertisent et font loi. Nous n’y reviendrons jamais.
J’ai utilisé polyèdre pour surprendre tout le monde, et féodalement je suis un peu surpris moi aussi, les précisions que vous réclamez à son endroit sont justifiées et dénotent un sens des responsabilités qui me ait penser que vous exercez probablement une profession d’indépendant. Blake et Mortimer forment un deltaèdre, c’est à dire un polyèdre noble, dont les arêtes sont septimuso-oltikiennes.
Je frétille de joie quand je relis (pour la quatrième fois maintenant) votre intervention, car je me rends compte que je ne prêche pas dans le désert. Merci.

Jérôme Pitriol 25/01/2015 22:09

Merci pour cette belle chronique. Elle parle de tout sauf de Blake & Mortimer, et c'est bien le moins qu'on attendait d'une chronique un peu sérieuse. Tout comme les commentateurs précédents, bien sûr, je dois avouer que je n'ai pas tout compris. Non que je sois néophyte en bd (je suis moi-même un éminent spécialiste de Johan & Pirlouit), mais des termes d'une haute technicité, des références littéraires abondantes ainsi qu'une connaissance encyclopédique des années 1950, dont je me doutais pour ma part qu'elles avaient existé, mais sans plus, m'ont amené à me poser des questions. Il y en a une en particulier qui me tient à cœur, et je vous serais reconnaissant si vous pouviez m'apporter quelques éléments de réponse. Voilà : vous dites de Blake & Mortimer qu' "ils sont devenus polyèdres". Je n'aurai pas la prétention d'affirmer le contraire ; simplement j'ai une imagination visuelle très déficiente et je n'arrive pas à me représenter ça. J'en ai très mal dormi la nuit dernière. Pourriez-vous m'apporter, ainsi qu'à ceux de vos lecteurs qui sont dans mon cas, quelques précisions ? Par exemple, les polyèdres sont-ils réguliers ? Irréguliers ? Convexes ou concaves ? etc. Merci encore.

Georgie de Saint-Maur 24/01/2015 07:24

Dommage, Bertrand,
un commentaire de vous serait précieux.