Regards baissés par Philippe Devos

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« Ce matin je me levai tôt, comme chaque jour, pour me rendre au cimetière. Je passai dans les rues de la ville aux hautes façades ne laissant entrevoir du ciel qu’un mince bandeau grisâtre. Chose étonnante, les gens que je croisais allaient tous tête baissée, fixant un point invisible devant eux. Je marchai quelques minutes avant de me décider à interroger l’un de ces passants voûtés. »