Neuvième séquence : Renard qui passe

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Le temps passait de plus belle. Il s'accumulait sur le bord des trottoirs détrempés par les orages qui jouent si facilement aux inondations.
Les gens avaient un air inquiet qui mettait Crochetrain mal à l'aise.
Des fois, il chantait dans la rue des airs du vieux temps… du temps des cerises.

Dans le même espace-temps que cette lecture ennuyeuse, sur la Place du Marché, Psychæ l’embrassait à pleine bouche, en lui criant entre les dents :
― Le côté acoustique de la chose ?
― Son amplitude ?
― Oui, et sa nature turgescente.
― Que l’on pourrait décorner à notre gré, et qui sait, tenter de la rendre plus psychique.
― Et la similitude observée dans les deux réactions ?

― Oui, leur contexte et leur double sens apparent !
― Bon sang, Psychæ, vous rendez-vous compte ? Quelle économie d’investissement.

Crochetrain comprenait tout à présent, il fallait agir et rapidement, aïe, aïe, aïe, Psychose allait imploser d’une ligne à l’autre, et elle n’avait pas la clef de la cellule KF-5. Elle risquait de tout compromettre.
Il se tourna vers les Bouclés qui passaient par hasard…
― Excusez-moi, messieurs, une affaire urgente !
― C’est bon, vous pouvez aller, Crochetrain, mais n’oubliez pas les consignes !
Tous ces travaux étaient graves et profonds ! Trop profonds, peut-être ? Attention en tous cas de ne pas trop se pencher par-dessus.
Les consignes, voilà qui allait tout débroussailler.

Or, il fut observé à maintes reprises que, le soir, Crochetrain buvait énormément de vin et en faisait avec ses collègues, les hommes de Cuc, une véritable orgie.
De cette façon il demeurait très nerveux, mais perdait fréquemment la marmite. Alors, vous pensez bien… les consignes !
Cette constatation fut transmise lors d’une bien mauvaise jugulaire.
De plus, on y faisait observer que la plupart du temps Crochetrain passait le sien à faire perdre le leur à la plupart des gens…

À peine cette phrase fut-elle terminée que Psychose entrait dans la cellule KP-5.

Attention, ce texte fuit derrière nous
comme le renard du jeu…
Il ne veut pas être vu
Il veut continuer à vivre indéfiniment.


Crochetrain relut à nouveau ce billet que venait de lui tendre Psychose.
Après quoi, il le lui rendit et se mit à encrer sur un morceau de carton :
« Merci, ma bonne Psychose. À la lumière de ce document, mon processus d'écriture sera désormais très aisé. Je pense que, disons dans deux tours, je croiserai Psychæ. »

L’Écholapsus :
Ce texte ne veut pas être lu. Crénom ! Voilà une bien belle note.
La plus intéressante peut-être depuis que nous avons entamé cette lecture.
On lui suppose une vie indépendante.

 Fouailleur, il se tourna vers elle et lui dit :
― Tu sais comment on appelle le genre de service que tu viens de me rendre ? 
― Non, mais je crois que le texte se détruit de lui-même.
― À demain, alors.
Crochetrain se frotta les mains voici des précisions qui venaient masquer bien à point.


Georgie de Saint-Maur      


De quel renard parle-t-on ici ? Que va-t-il se passer dans deux tours ? Quelles sont les consignes ? Et comment faire pour lire un texte qui ne veut pas être lu ? 


Écho n°113, par Freddy Simon :
J’ai lu, lu, lu et relu ce texte (une bonne vingtaine de fois, sans mentir), et voici mon verdict : ce ne sont que des INEPTIES !
C’est à se demander sous l’effet de quelle drogue il a été sélectionné par l’éditeur. Quant à l’auteur il devrait se faire interner sans délai dans un hôpital pour se faire soigner. J’ai jeté un coup d’œil aux fameux commentaires. Ce n’est qu’imposture et mensonge. Il n’y a rien de tout ça dans le texte. C’est une ESCROQUERIE INTELLECTUELLE.

Je vous plains de tout mon cœur de perdre votre temps avec tout ça. 

Écho n°114, par Franck Joannic :
Tout d'abord, bravo pour votre persévérance : il faut bien du courage pour lire une ineptie vingt fois de suite. Je comprends votre désarroi, vous n'êtes pas le premier à vous arracher les cheveux (littéralement) à la lecture du Père Fétiche, un texte qui déroute les cryptologues les plus aguerris depuis toujours. Sachez que ce texte me dépasse moi aussi ; je n'en sais d'ailleurs pas plus que vous. Nous en apprendrons certainement plus au prochain épisode... Si d'ici là une vingt-et-unième lecture vous éclaire, n'hésitez pas à nous en faire part.

Écho n°115, par Georgie de Saint-Maur :
Cher Freddy,
Je viens d’obtenir un rendez-vous chez le neuropsychiatre. Merci de vous soucier de ma santé. Je suis étonné par votre fréquence de lecture. Vingt fois de duite, bigre. Je ne sais pas si je l’ai lu autant. Bravo ! Par contre je dois vous opposer ma sincérité…
Si vous n’avez pas apprécié, ce n’est pas parce que vous êtes un nul et un raté, non.
C’est parce que ce ne sont pas des inepties, mais du nonsense. L’éditeur est quelqu’un de bien qui apprécie ce genre de texte. Quant aux commentaires ; ce sont de vrais bijoux d’interprétation, qui seront inclus dans le texte.

Merci, en tout cas, d’avoir lu vingt fois Le Père Fétiche.

Écho n°116, par Romain G. :
Je rajoute mon crachat à l'édifice : c'est de la masturbation intellectuelle, rien d'autre. Et malgré tout le respect que j'ai pour ton travail d'éditeur, Franck, c'est bien la première fois que j'entends quelqu'un qui publie des auteurs dire que lui non plus n'en sait pas plus que le lecteur. Monsieur de Saint-Maur aurait-il tes faveurs pour que tu publies ses textes sans savoir où il va ? 

Écho n°117, par Franck Joannic :
Romain, ma réponse précédente était bien sûr à prendre au second degré, j'ai lu attentivement le texte avant de le publier et nous en avons discuté à plusieurs reprises avec Georgie. L'erreur, c'est d'y voir un texte comme un autre : c'est plus une installation littéraire, comprenant l'ensemble « feuilleton + commentaires », une réflexion sur la manière de produire du sens et surtout du nonsense en littérature. Pour saisir le projet, il est capital de lire le feuilleton en intégralité (une fois ou vingt, peu importe), normal donc de ne pas encore tout saisir... 

Écho n°118, par Romain G. :
« Une réflexion sur la manière de produire du sens et surtout du nonsense en littérature », dis-tu. Sauf que ça à 100 ans d'âge. Il suffit de lire Mallarmé ou les surréalistes pour voir que cela a déjà été fait (et mieux selon moi). Produire de l'hermétisme pour l'hermétisme, quel intérêt ? Si encore les textes de Monsieur de Saint-Maure étaient intelligents, on aurait pu penser qu'il ne prend pas son lecteur pour un con, ce qui serait tout à son honneur. Mais là... non... franchement, faut arrêter de dire que c'est bien. J'espère que les gens n'ont pas envie de lire ça, qu'ils n'ont pas envie de s'amuser à déchiffrer, décoder, décrypter. Je ne vais pas continuer à taper sur ce texte parce qu'on va croire que ça vire à l'acharnement et j'ai peur que auteur et éditeur se vexent qu'un petit jeunot se permette de venir leur dire ce genre de chose. Mais il faut bien avouer que Saint-Maur est le contraire d'un écrivain, c'est un sous-Perec avec des relents poussiéreux d'oulipisme. Faisons de la place à des textes vivants, modernes, et jetons aux ordures la littérature de papy qui sent le napperon, la naphtaline et la couche-culotte du troisième âge ! Banzaï !

Écho n°119, par Georgie de Saint-Maur :
Dans son livre Impair fétiche, Roland Deman envisage que les personnages sont constitués de morve. Celle d’un écrivain bâtard, doublé d’un crétin naturel. Ces personnages (selon lui), « rampent de page en page comme des limaces gluantes sur un cadavre en putréfaction... » Deman va même jusqu’à soupçonner la maison d’édition de fonctionner à l’aide de pots-de-vin. « Branlette ! hurle-t-il, écumant. Ce texte n’est pas un texte ! » (Note : ne pourrait-on y voir une parfaite illustration de l’antitexte ?).
Et de vouer l’auteur à la Géhenne et les commentateurs au pisse-pot.
Il va de soi que je ne recommande pas la lecture d’Impair fétiche. Ce livre rejoint Scylla, le deuxième terme de notre épigraphe. Un peu goujat, voire butor, enfermé dans le tombeau du sens, Deman ne peut plus compter sur rien. Il a perdu le gouvernail de sa lecture ? Ce qui va lui arriver dans son goût et dans sa couleur, est désormais le fruit du hasard.

Tandis que notre Père fétiche danse sous la lune rousse…

Écho n°120, par Philippe Sarr :
Cher Georgie,
Le temps se serait-il déréglé (mais ici les contraires semblent coexister : « si le renard est parti, sa trempe reste ! » ? Ainsi, moi qui m'étais promis de faire la peau au « Père Fétiche », voilà qu'en bon escroc je viens à sa rescousse ! Tout s'inverse ! Et voilà que tout à coup, quelques commentaires avisés éclairent et donnent tout son sens à un texte qui, soi-disant, n'en avait pas... Conflit oedipien – intergénérationnel ? (l'hôtel oedipe, les colonnes, etc.), Crochetrain et Crevert, et bien d'autres, fantasmant à leur « tour » et à haute voix sur le « meurtre du Père »... ici Fétiche... Quête du Phallus (la plume de pygargue ?) pour asseoir son pouvoir... Parce que, au bout du compte, de temps, nous en manquons tous...
Tant de crachats, comme dans une cour d'école, lorsque la meute ici non cagoulée s'agite, se précipite sur celui (le Père Fétiche) dont elle voudrait faire son trophée ? Contrairement à Romain G. (on parle bien du Père fétiche, du texte, pas d'autre chose, ou bien n'y ai-je rien compris ?) je trouve ce texte non pas « vieillot », mais d'une réelle fraîcheur, stimulant (on y boit beaucoup, ce qui n'est pas désagréable), intelligent, par cette façon qu'il a justement d'interpeller le lecteur, de l'inciter à s'engager, par le biais des commentaires qu'il provoque — qu'on appréciera ou pas —, dans le récit...
En quoi est-ce qu'il est « vieillot » et « poussiéreux » ? J'aimerais qu'on me le dise. Non contemporain ? Qu'est-ce qu'une « littérature contemporaine » ? Qu'est-ce qui la caractérise ? Parce qu'il a « cent ans d'âge » ? Qu'en sera-t-il alors dans « deux tours » ?
Il existe des textes, je suppose, parce que je n'ai pas tout lu d'eux, que ce soit ici ou ailleurs, qui n'ont pas « cent ans d'âge » et qui font « vieillots » !
Vieux parce que « ça a déjà été fait » ? Peut-être. Mais dans ce cas, si on commence à « jeter aux ordures » les textes qui s'inspirent de ce qui a « déjà été fait » (« le chat disparaît, le sourire reste »), il ne nous restera plus grand chose à lire... Voire RIEN ! Trou noir intégral...
« Sous-Perec », « littérature de papy » ?

Ce texte « qui ne voulait pas être lu », pourtant lu cent fois, vingt fois, avec acharnement ? Inepties.. ou dénégation... 

Écho n°121, par Romain G. :
Si l'on est dans une cour d'école, vous vous prenez sans doute pour le professeur en venant me taper sur les doigts, à l'aide d'arguments risibles (sous-psychanalyse, entre autres). L'Abat-jour se veut iconoclaste et tout ce qui va avec... bien... un avis un peu tranché, véhément même, et hop ! voici qu'on se fait remettre à sa place. Je ne savais pas qu'il fallait faire allégeance à tous les textes publiés sur ce site. J'ai noté qu'il vaut mieux ne pas donner son avis. On se demande de quel côté est le ridicule, celui qui parle de « meute » et de « trophée » ou celui qui exprime un avis, sur un texte ? Autant fermer les commentaires si le moindre petit écart vous gêne. Ce sera en tout cas, en ce qui me concerne, ma dernière intervention sur ce site. 

Écho n°122, par Philippe Sarr :
Ajouter son crachat à l'édifice est-ce donner son avis ? Parler de littérature contemporaine et de vieilleries sans savoir de quoi l'on parle, oui ça m'agace... Et terriblement. Tout comme vos « sous commentaires ». 

Écho n°123, par Romain G. :
Je sais très bien de quoi je parle, je n'ai pas besoin de vos leçons de professeur. Et puis, agacez-vous si vous vous voulez : je m'assois sur votre avis avec un plaisir non dissimulé. 

Écho n°124, par Philippe Sarr :
C'est bien ce que je craignais, syndrome « de la cour d'école » — continuez de cracher si ça vous dit (jusqu'à vous noyer dans vos propres crachats...)... j'hésite... puérilité ou impulsivité peut-être (j'avais cru comprendre que vous n'interviendriez plus, on se marre!)... de la part de quelqu'un qui dit tout et son contraire d'un commentaire l'autre, et qui, manifestement, est en train de réaliser qu'il vient de se prendre les pieds dans le tapis... Surtout, restez bien assis, cette fois, et ne bougez plus. C'est (très certainement) la position qui vous convient le mieux. 

Écho n°125, par Romain G. :
Je réponds parce que vos propos sont déplaisants. Mais oui, allez, vous avez raison, monsieur le professeur, si ça peut vous faire plaisir. 

Écho n°126, par Freddy Simon :
Freddy Simon dit NON !
Je ne suis pas d’accord pour qu’on déculotte ainsi Monsieur Gordian.
Il n’a fait que donner son avis sur un « texte » sans doute écrit par un imbécile pour un public de PSYCHOTIQUES. Ou l’inverse. J’admire l’intelligence.

On ne m’obligera plus à lire chaque semaine un texte psychotique ! 

Écho n°127, par Georgie de Saint-Maur :
Cher Freddy,
Est-ce que vous n’abusez pas un peu du mot « psychotique » depuis que vous l’avez découvert dans le dictionnaire ?

Écho n°128, par Franck Joannic :
Pardon d'interrompre ces échanges passionnants, mais est-ce que quelqu'un aurait quelque chose d'intéressant à dire à propos de cet épisode, en évitant les mots « ineptie », « crachat », « cour d'école » et « psychotique » ? 

Écho n°129, par S.C.S. :
Cher tous,
Aujourd'hui il pleut. Et c'est vrai que le préau est petit. Alors, il est normal de s'y sentir un peu à l'étroit. Tenez, je vais me mettre sous l'arbre là bas. Peut être respirerez vous mieux... Si chacun fait quelque chose... J'ai lu « cent ans », cent ans d'âge ! Alors c'est du bon ! Il y a deux mille cinq cents ans, on appelait ça des disputes, et il n'était pas question d'insultes, mais d'arguments. Personne n'est obligé d'aimer ou de ne pas aimer. De comprendre ou de ne pas comprendre. Et de se vexer encore moins. Oui Freddy, oui Romain, Georgie est un malade! un fou furieux ! L'air de rien, allons au bout de son histoire... Elle n'est peut être pas si con que ça, son histoire. Et si elle l'est, promis, avec vous j'irai à Liège, et on lui pétera la gueule! Et son Père Fétiche on le lui fera bouffer ! Je me permets de dire tout cela, parce que, moi, lâche comme ça n'est pas permis, je sais qu'il n'en est rien. Courage camarades ! Et gardez le sourire. L'Art n'est rien, restons amoureux. 

Écho n°130, par Picadoreff :
Pisse de flutin, au contraire, si le Père Fétiche a bien un défaut, c'est d'être encore BEAUCOUP TROP SAGE !
Oh la la, tous ces petits ronds-de-cuir, ces peigne-culs pinailleurs qui perdent pied dans un texte, il faut le dire, franchement limpide ! (les interprétateurs paranoïaques nostalgiques de Marcel Mauss ayant fait leur boulot dès les premiers commentaires)
Trop sage oui ! où est le PERE BOUDIN ???
La langue, notamment... merde alors, on sent des potentialités rabelaisiano-fatrasiques, comme dirait mon pote Bransiec, ça germe, mine de mine, ça tire l'épi de la gerbe... Et pfuit ! Un jet linguistique blanchâtre et fluet qui court sur l'aisne... aglagla j'ai froid, il fait noir, j’fais des rêves bizarres dindonneau à bras la moussaka qui a mal PERE FETICHE EXORCISE-MOI
ET FAIS-MOI UN ENFANT

Je rêve d'une grosse fornication de type TOI / MOI REPRODUCTION, ONDOYANTE RIRES BEAU FEMELLE BEAU BLOOD TOI TUER MORT GENETIQUE entre le Père Fétiche et le Père Peinard ! Ouais ! Du non-sens Saint-Mauresque mêlé à la rugosité, à la saveur verhegghenienne du père Pouget, plagiaire par anticipation ! 

Écho n°131, par Serge Hamels :
Houlà ! Ça castagne ici. Il y a du rififi.
Je n’ai jamais vu un texte soulever autant de passions !
Je suis d’accord avec S.C.S. pour aller péter la gueule.
Mais je dois quand même avouer que je trouvais cet épisode-ci particulièrement amusant (le côté acoustique hahaha). Pour le reste je ne sais pas si c’est vieillot ou moderne, mais je n’avais encore jamais vu une telle expérience épisode/commentaire simultanés. Chapeau les éditions.
Autre chose, je trouve les interventions de monsieur Simon parfaitement grotesques. C’est du 2ème degré ou quoi ?
Qui est-ce qui l’oblige à lire ce texte chaque semaine ?

Qu’il arrête si ça l’ennuie.

Écho n°132, par Freddy Simon :
Mon petit monsieur, je lirai ce texte si ça me chante. Ainsi que tous les textes de l’Abat-jour. 

Écho n°133, par Serge Hamels :
Je vous l’interdis.

Écho n°134, par S.C.S. :
Cher, très cher (ça c'est pour faire réagir les d'jeunes) donc, j'étais dans mon atelier, quand soudain, riant encore de tout ce j'avais lu ici même... quand donc, soudain, j'ai eu comme une fulgurance. Voilà... Non, plus tard, plus tard, une question avant: pourquoi toujours vos « cellules » commence par K. J'ai une petite idée pour votre « ensemble », mais le côté linéaire du (des) K, m'interroge.
Bien À Vous Cher Ami (Le désuet est d'un moderne !)

Écho n°135, par Philippe Sarr :
Cher Georgie,
Si nous revenions à nos « Bouclés » (histoire de boucler la boucle...) ? Je disais dans un commentaire précédent passé inaperçu que le temps semblait s'être déréglé... Qu'en est-il ? Du Renard qui passe, que restera-t-il ? Un sourire, comme le chat du Cheshire de Carroll ? Un état d'esprit (la ruse) ? L'écume, ce qui laisserait supposer que le Renard dont il est ici question serait une allégorie du « Temps qui passe et s'accumule sur les trottoirs »... une accumulation sonore « d'airs du vieux temps... des cerises » ?
Me viennent à l'esprit ces mots de Gurnemanz : « Tu vois, mon fils, ici le temps devient espace... »...

A mesure que le texte s'écrit, s'inversant parfois, tantôt en expansion, tantôt se rétractant ? 

Écho n°136, par S.C.S. :
Marcel B.......... Ce nom, vous dit-il quelque chose ? 

Écho n°137, par Georgie de Saint-Maur :
Cher S.C.S,
Je connais Marcel Broodthaers.
Grand admirateur de Mallarmé et Magritte, il s'intéresse aux rapports entre l'artiste et la société.
À la fin des années 1950, il publie le premier recueil de poèmes de ses quatre volumes Mon livre d'Ogre.
En 1963, il noie son dernier recueil de poème dans du plâtre et l'expose comme sculpture.
De 1964 à 1970, ses œuvres se composent d'objets, d'assemblages, d'accumulations (coquilles d'œufs, briques, moules, etc.) où se mêlent humour et absurde.
En 1968, il se nomme lui-même « conservateur du Musée d'Art Moderne département des aigles » qu'il a créé. Il propose des environnements, des sortes de ready-made en référence à des écrivains et des poètes. Il développe la relation contradictoire entre le langage et l'image.
Plus tard, il élargit son champ d'action avec des gravures, des films, des montages de diapositives et transforme ses expositions en véritables œuvres d'art ayant pour thème la critique du voir et du montrer, du sens et du contexte, de la mise en scène de l'exposition, du décor et du musée.

Est-ce bien de lui qu’il s’agit ?

Écho n°138, par Georgie de Saint-Maur :
Cher Philippe,
Le temps semble s'être déréglé...
Oui, le temps saute d’une image à l’autre comme dans une bande dessinée. Dans le cas du père fétiche, ce qui se passe dans les espaces inter iconiques (les gouttières), est bien trop grand pour que la solidarité iconique fonctionne et que l’on puisse reconstituer le vide.
Merci pour le sourire, ce subtil espace vide ou, en tout cas infra-mince, né de la jonction des lèvres, c’est une magnifique comparaison.
Les bouclés sont bien bouclés dans leur cellule. Bravo. On ne risque plus rien dans cet hôpital sinistre.
L
e renard doit passer. Nous sommes arrivés à la ruse. Tous les coups sont permis.
Le temps des cerises était ponctué par les balles qui sifflaient aux oreilles des communards. C’est un temps de danger. Le père fétiche est une allégorie du temps qui passe et puis qui revient, dans un anneau compliqué. C’est un temps de rancune et d’expiation.
A mesure que le texte s'écrit, il s'inverse parfois, tantôt en expansion, tantôt se rétractant nous chante, de sa belle voix de basse, le doyen des chevaliers du Graal.

Oui, le texte (l’antitexte plutôt, avec votre belle orthographe), n’est pas le Big bang de Lemaître. Il n’est que la course du renard au crépuscule…

Écho n°139, par S.C.S. :
Cher Georgie, vous êtes un génie ! Oui, il s'agit bien de Marcel Broodthaers. Je m'étais permis de situer votre narration « poéticoplastimusiquocénée » dans une des oeuvres de cet artiste............... Mais laquelle ?............. ça...
Pourriez vous me répondre sur le « K » récurent de vos cellules. Merci ! et encore BRAVO ! 

Écho n°140, par Georgie de Saint-Maur :
Cher S.C.S,
Merci pour vos félicitations. J’aime beaucoup vos commentaires.
Le « K » a été choisi en hommage (clin d’œil) à Dino Buzzati.

A bientôt, j’espère.

Écho n°141, par Georgie de Saint-Maur :
Cher Picadoreff,
Oui, j’y avais pensé : hurler comme Artaud et danser comme les Tarahumaras. Mais le père fétiche y aurait trouvé une orientation. Alors que livré à la modération, il reste peu convaincant. Il est très important pour moi que le père ne véhicule aucun sentiment important. Son originalité et sa force proviennent de sa banalité.
Bravo de faire allusion à Joseph Bransiec et Jean-Pierre Verheggen (qui n’est pour rien dans ce délire). Je me suis muselé pour créer du « gâtisme hautain », sans passer pat la carte chance ou chancellerie.

Merci surtout d’avoir précisé que le délire nataliste en majuscule fait référence au jeu vidéo sur Amstrad CPC Captain Blood, un vieux jeu où l'on pouvait dialoguer avec des extraterrestres via un système d'idéogrammes figuratifs, et qui donnait des choses étonnantes et drôles qui pourraient être recyclées dans un poème visuel... Je suis persuadé que ces informations intéresseront les lecteurs.

Écho n°142, par Georgie de Saint-Maur :
Cher Serge,
Je suis content de vous retrouver au détour d’un commentaire.

Le feuilleton va bientôt se terminer, alors n’hésitez pas à nous envoyer votre avis.

Écho n°143, par Freddy Simon :
Freddy Simon strikes again.
Nous avons ri comme des fous. Ce dimanche, j’ai décidé de lire A VOIX HAUTE votre texte(?) à toute la famille !!!
Nous étions pliés en quatre. Mon père scandait « ce n’est pas possible, ce n’est pas possible ?! » Ma mère répétait « Et c’est publié, ça ? ». Ma belle-sœur m’a promis de montrer ça à toutes ses collègues de bureau. Ah oui ! Seul mon neveu de 16 ans a trouvé ça génial.
Génial… Tu parles.
Si SCS vous tient pour un génie, il est bien le seul. Qu’est-ce que c’est que cet élitisme de troufion qui parle d’un type, là, Broodthaers (imprononçable) que personne ne connaît. Il collectionnait les œufs ? Comme vos personnages bouffons sans doute ? J’attends avec une vraie impatience votre dixième épisode monsieur le génie.

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Freddy Simon 29/04/2013 16:27


Freddy  Simon strikes again,


Nous avons ri comme des fous. Ce dimanche, j’ai décidé de lire A VOIX HAUTE votre texte(?) à toute la famille !!!


Nous étions pliés en quatre. Mon père scandait «’ce n’est pas possible, ce n’est pas possible ?! » Ma mère répétait « Et c’est publié, ça ? ». Ma belle-sœur m’a promis de montrer ça à toutes ses collègues de bureau. Ah oui ! Seul mon
neveu de 16 ans a trouvé ça génial.


Génial… Tu parles.


Si SCS vous tient pour un génie, il est bien le seul. Qu’est-ce que c’est que cet élitisme de troufion qui parle d’un type, là, Broodthaers (imprononçable) que personne ne connait. Il
collectionnait les œufs ? Comme vos personnages bouffons sans doute ? J’attends avec une vraie impatience votre dixième épisode monsieur le génie…

Georgie de Saint-Maur 28/04/2013 16:08


Cher Serge,


Je suis content de vous retrouver au détour d’un commentaire.


Le feuilleton va bientôt se terminer, alors n’hésitez pas à nous envoyer votre avis.

Georgie de Saint-Maur 28/04/2013 02:41


Cher Picadoreff,


Oui, j’y avais pensé : hurler comme Artaud et danser comme les Tarahumaras. Mais le père fétiche y aurait
trouvé une orientation. Alors que livré à la modération, il reste peu convaincant. Il est très important pour moi que le père ne véhicule aucun
sentiment important. Son originalité et sa force proviennent de sa banalité.


Bravo de faire allusion à Joseph Bransiec et Jean-Pierre Verheggen (qui n’est pour rien dans ce délire). Je me suis muselé pour créer du « gâtisme hautain », sans passer pat la carte chance ou chancellerie.


Merci surtout d’avoir précisé que le délire nataliste en majuscule fait référence au jeu vidéo sur Amstrad CPC Captain Blood, un vieux jeu où l'on pouvait
dialoguer avec des extra-terrestres via un système d'idéogrammes figuratifs, et qui donnait des choses étonnantes et drôles qui pourraient être recyclées dans un poème visuel...Je suis persuadé
que ces informations intéresseront les lecteurs

Georgie de Saint-Maur 27/04/2013 17:21


Cher S.C.S,


Merci pour vos félicitations. J’aime beaucoup vos commentaires.


Le « K » a été choisi en hommage (clin d’œil) à Dino Buzzati.


A bientôt, j’espère.

S.C.S. 27/04/2013 12:31


Cher Georgie, vous êtes un génie! Oui, il s'agit bien de Marcel Broodthaers. Je m'étais permis de situer votre naration "poéticoplastimusiquocénée dans une des oeuvres de cet
artiste............... Mais, laquelle?............. ça...


Pourriez vous me répondre  sur le "K" récurent de vos cellules. Merci! et encore BRAVO!