Le Potron-minet de l'Euroccident

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Jamais lassé de renverser des idoles, Georgie de Saint-Maur entreprend ici de déconstruire, voire de démantibuler, la bande dessinée de Peyo Johan et Pirlouit… Pourquoi ? Comment ? Jusqu’où ira-t-il ? Voilà d’excellentes questions, dont certaines trouveront une réponse à la lecture de cet article comaque ponctué de son fameux GAGArt.
Pas de rubrique cet été, vous aurez donc jusqu’à septembre pour vous insurger et prendre à partie Georgie dans les commentaires, lequel, comme tout expert qui se respecte, est déjà paré à la riposte !

 


 

Avec les illustrations d’André Juillard, Roxane Volberg, Ozalid et Etienne Pipart (voir ci-dessus).
 

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Jérôme Pitriol 10/06/2015 00:47

Honte à vous, monsieur de Saint-Maur ! Il m'aura fallu du temps, mais j'y vois clair dans votre jeu, à présent : tous ces coups de chapeau à d'illustres dessinateurs ne sont en réalité que sourds prétextes à découvrir sous nos yeux, en contrebande, vos obsessions pileuses les moins avouables.
Déjà vos propos sur Tif et Tondu auraient dû me mettre la puce à l'oreille. Mais ici, enfin, quelle tristesse de laisser entendre que l'œuvre de Peyo tourne tout entière autour de la problématique capillaire. Quelle dérision de sourciller sur le fait que ce pauvre Johan, au tout début de sa vertueuse carrière et en plein moyen âge, se teignait en blond pour arriver. Et pourquoi ne pas prétendre, aussi, que pour ces braves schtroumpfs glabres des pieds à la tête, tout ne s'est joué qu'à un cheveu. Un peu de sérieux, allons. Et avec ça, vous avez encore le front de déclarer : " Raser son donjon équivaut symboliquement à une castration ". Ruse de psychanalyste que tout cela. Ca équivaut à une épilation, oui ! Dites-le franchement et enlevez votre postiche.
Ceci dit, eu égard à une proposition magnifique qui se trouve dans votre article, il vous sera pardonné. Je ne cesse en effet de m'extasier sur ces quelques mots : " un hommage appuyé au sexe myocarde de sa dulcinée ". J'en entends déjà dire qu'il m'en faut peu. Et alors ? (Ceux-là, de toute façon, pensent sans doute que Dulcinée est un personnage de jeu vidéo ( ne cherchez pas le jeu, Donky Shot n'est pas encore sorti).) Nous voilà bien loin, en tout cas, de vos triviaux sous-entendus épilatoires. " Un hommage appuyé au sexe myocarde de sa dulcinée "... Bien sûr, les férus de muscles et d'anatomie auraient peut-être apprécié une illustration (ou un schéma de montage, une vue en coupe, que sais-je). Mais c'est beau, la poésie s'instaure, les images se bousculent. On a envie de savoir à qui appartient ce potron-minet. Surtout si, comme moi, on ne connaît pas son Culliford sur le bout des doigts.
Du coup, j'ai hâte de lire votre prochaine chronique, sur les Pieds-Nickelés. Non pas que je sois totalement ignare sur le sujet. Mais, si j'ai bien mémorisé les personnages de Filochard, Croquignol et Ribouldingue, en revanche je n'arrive jamais à me rappeler du nom du quatrième. Je sais que c'est le type du politicien ambitieux et roublard et que ça rime avec peigne-zizi, mais impossible de revenir dessus. Enfin, vous saurez répondre à cette question, comme à tant d'autres ici, au quart de poil, dans cette chronique ou textes et illustrations s'entremêlent pour notre plus grand plaisir.
Merci.

Georgie de Saint-Maur 11/06/2015 12:15

Cher Jérôme,
merci pour votre commentaire. Il est drôle et gentil. Il me réchauffe le cœur. Ne prêtez aucune attention à ce "professeur", un grincheux qui me harcèle sur la web depuis des années.
Rendez)vous au mois de septembre...

Jerome Pitriol 11/06/2015 10:55

Cher professeur,

Vous avez mal orthographié mon nom, mais ce n'est pas grave. C'est peut-être que vous écrivez trop vite. Et je me demande si vous ne m'avez pas lu de même.

Professeur de Hasque 10/06/2015 01:44

Oui, honte à lui, Monsieur Pitrol, cet individu mérite franchement d’être démasque ! Rien que pour sa façon de couper les cheveux en quatre et pour son humour stagnant au niveau « Comment vas-tu-yau de poil ? » je vous applaudis Monsieur ! Nous vous applaudissons tous (et que celui qui n’a qu’une main frappe sur son derrière), nous les lecteurs forcés de lire ces âneries débiles. Obligés d’ouïr mille inexactitudes. Le roi Arthus ? Gauvin ? Bradroc ? Mais nom d’un schtroumpf ce sont tous des personnages de la série « Chevalier Ardent » de François Craenhals Jusqu’où ce charlatan s’arrêtera-t-il ? Nous avons formé, une poignée de lecteurs et moi, une association de mécontents et nous exigeons qu’on nous rembourse !
Ce type ne cherche qu’à nous vendre sa soupe et elle est remplie de cheveux, bien vu.
La prochaine rubrique en septembre sera sur Raymond Macherot : les moustaches du colonel Clifton, le pelage de Chaminou et ; C’est si triste, monsieur Pétrol, que j’en viens à mal orthographier votre nom. Ce type n’est pas plus psychanalyste que je ne suis garçon-coiffeur. Rebiffez-vous ! Revendiquez !
C’est avec nos sous !

Francis Caryn 07/06/2015 16:44

Tiens, j'ai lu ta chronique sur J&P. Impressionné par ton analyse ...et le plus gros et long juron de l'histoire de la bande dessinée et par corollaire celui des chroniques littéro-surréalisto-absurdes!

Numa Sadoul 03/06/2015 14:56

Lu.
C'est amusant, mais un peu long.
Bonne nuit, N.

Chantal De Spiegeleer 01/06/2015 16:30

Je suis allée voir l'Abat-jour.
C’est bien, vivant, très pétillant : -)

Philou 27/05/2015 02:27

Comique, retour sur "toi" ami d'enfance, et aussi mes héros de BD, d'enfance, comme si les choses n'avaient pas changé. Ton récit est original, bien écrit....Bravo... Heureux en tous cas de réentendre parler de Johan et Pirlouit.

Zaza 27/05/2015 09:39

Les livres, les peintures, les chansons, les Arts gardent toujours une certaine intemporalité, on peut se transposer d'un siècle à un autre sans effort dans l'infini de l'imaginaire